Actualités

Les difficultés rencontrées par les jeunes issus des quartiers prioritaires dans leur parcours d’insertion professionnelle

Les quartiers dits prioritaires de la politique de la ville concentrent des difficultés sociales et économiques, entrainant un taux de chômage et un décrochage scolaire plus élevés que dans les autres quartiers. En France, 1300 quartiers sont ainsi regroupés dans…

Les quartiers dits prioritaires de la politique de la ville concentrent des difficultés sociales et économiques, entrainant un taux de chômage et un décrochage scolaire plus élevés que dans les autres quartiers. En France, 1300 quartiers sont ainsi regroupés dans la catégorie des QPV, en raison du faible niveau de revenu des habitants et des difficultés sociales qu’ils peuvent rencontrer.

La population habitant dans ces quartiers est une population très jeune, comparé à d’autres territoires.  En effet, sur 5, 4 millions d’habitants, 40% des habitants des Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville (QPV) sont des jeunes de moins de 25 ans. Souvent scolarisés dans des établissements au sein desquels la mixité sociale est faible, leurs parcours scolaires et professionnels sont souvent marqués par un moindre accès aux études supérieures puis des difficultés d’accès au marché du travail.

Ces jeunes ont-ils les mêmes chances de réussite que les jeunes issus des autres quartiers environnants ? Quels effets le quartier a-t-il sur l’orientation scolaire et l’insertion des jeunes sur le marché du travail ?

En juin 2020, le Centre d’Etude et de Recherches sur les Qualifications (Céreq) a publié une étude mettant en avant l’impact du quartier sur le parcours scolaire et l’accès à l’emploi des jeunes[1]. Le constat est sans appel : 37% des jeunes issus des QPV se retrouvent sans emploi, trois ans après leur formation initiale, contre 22% dans les autres quartiers. Le faible niveau de qualification des jeunes, dû notamment au faible niveau d’information pendant leur cursus scolaire, peut expliquer en partie ce taux de chômage : selon la même étude menée par le Céreq, 34% des jeunes issus de ces quartiers (contre 20% dans les quartiers voisins) quittent leurs études sans diplômes.

En effet, fréquemment, les jeunes issus de milieux plus modestes et dont les parents n’ont pas eu accès aux études supérieures sont orientés vers une filière professionnelle après le collège. Consécutivement à cette orientation souvent subie, presque la moitié des jeunes poursuivent leurs études à l’université. Mais n’étant pas correctement préparés à leur entrée dans le milieu universitaire, qui peut être très rude au début, le taux d’échec est particulièrement élevé.  

Or, l’importance du diplôme pour accéder au marché du travail n’est un secret pour personne : aujourd’hui, le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans non diplômés est 1,7 fois supérieur comparé à ceux qui sortent du système scolaire avec un diplôme en poche[2].

Ces comparaisons entre les jeunes selon leur lieu d’habitation mettent en évidence les inégalités sociales auxquelles sont confrontées les jeunes issus des QPV, et notamment les préjugés et discriminations qu’ils doivent surmonter régulièrement. Par exemple, lorsqu’ils doivent trouver un stage dans le cadre de leurs études, le réseau professionnel des proches, source importance, est quasi inexistant pour les jeunes scolarisés dans des établissement se situant en quartier prioritaire.

Quelles sont les solutions existantes et concrètes pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes issus des quartiers prioritaires ?

En 2018, le Gouvernement a mis en place le dispositif d’emplois francs, levier important du Plan Jeunes, qui permet aux employeurs de bénéficier d’une aide financière pour l’embauche de toute personne sans emploi résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville, qui sont les premières personnes touchées par la crise économique actuelle[3]. La ministre du travail s’était également engagée à ce que chaque jeune bénéficiaire du dispositif soit accompagné dans son parcours d’insertion afin de le familiariser avec les codes de l’entreprise.

Pour connaitre les actions menées par Nexity et sa Fondation afin de pallier ces inégalités rencontrées par les jeunes issus des quartiers défavorisés, nous vous invitons à lire l’article suivant de la newsletter.

[1] https://www.cereq.fr/que-deviennent-les-jeunes-des-quartiers-prioritaires-de-la-ville-apres-leur-bac

 

[2] https://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/kiosque/2017-educsup-13-lobtention-dun-diplome-favorise-linsertion-des-jeunes-sur-le-marche-du#:~:text=sup%C3%A9rieur%2C%20approches%20territoriales-,L’obtention%20d’un%20dipl%C3%B4me%20favorise%20l’insertion%20des,sur%20le%20march%C3%A9%20du%20travail&text=Plus%20largement%2C%20la%20question%20de,une%20insertion%20efficace%20des%20jeunes.

 

[3] https://www.cohesion-territoires.gouv.fr/embauche-des-jeunes-des-quartiers-le-gouvernement-renforce-le-dispositif-des-emplois-francs

Retrouvez nos autres projets sur Actualités

Appel à projet 2021 de la Fondation Nexity : Palmarès des gagnants

Pour sa 3ème édition de son appel à projets, la Fondation Nexity récompense les 6 associations lauréates. Les candidats étaient invités à proposer des sujets sur le thème […]

> Lire la suite

Vous aussi, engagez-vous au quotidien grâce à des actions solidaires

Il est parfois difficile de s’engager de manière régulière auprès d’une association, pourtant, adopter des gestes solidaires au quotidien est tout à fait possible. On vous […]

> Lire la suite

Le saviez- vous : le bénévolat est le 8ème pays du monde

Le secteur associatif est en plein développement en France. Ainsi, en octobre 2019 Recherches et Solidarités a dénombré environ 1,4 million d’associations actives. Au total 1 […]

> Lire la suite