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L’éducation à la santé des jeunes en Seine Saint Denis, un levier d’insertion sociale et professionnelle

L’accès à la santé révèle-t-il des inégalités sociales et territoriales ? Est-ce que les jeunes en situation de précarité ont le même niveau de connaissance ou de conscience de leurs besoins en termes de santé, comparé à d’autres jeunes du même…

L’accès à la santé révèle-t-il des inégalités sociales et territoriales ? Est-ce que les jeunes en situation de précarité ont le même niveau de connaissance ou de conscience de leurs besoins en termes de santé, comparé à d’autres jeunes du même âge ?

Le constat est assez inquiétant puisque près d’un tiers des jeunes en mission locale ont une perception négative de leur santé, contre 15% en études ou actifs[1]. Or, l’état de santé de ces jeunes est un réel frein à leur insertion dans la société, notamment les comportements à risque ou la limitation de leurs capacités.  

Face à ce constat, une Charte de la santé des jeunes en insertion sociale et professionnelle [2] a été signée en 2006 entre le Gouvernement et le Conseil National des missions locales. Cette charte a notamment pour but l’amélioration de l’accès aux soins, la prise en charge des jeunes en souffrance psychologique et le développement d’actions pour prévenir et éduquer les jeunes sur les questions de santé.

En 2016, le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse a soutenu un ensemble de projets, d’une part pour lever les freins de type informationnel, expliquant en partie le faible recours aux soins, et d’autre part pour lever les barrières psychosociales grâce à l’intervention de médiateurs afin de ramener vers les structures de soins les jeunes les plus éloignés. De nombreux projets de prévention et éducation des jeunes par les pairs sur différentes thématiques (addictions, alimentation, accès aux soins, sexualité) avaient déjà prouvé leur efficacité. L’accent doit être mis sur la participation active des jeunes afin de les impliquer dans leurs apprentissages, de leur faire prendre conscience de leur capacité d’agir et d’avoir plus de pouvoir sur leur vie[3].

Mais, comment favoriser davantage l’accès à la santé des jeunes en situation de fragilité ou de précarité ? Comment faire en sorte que l’accès à la santé ne soit pas un frein à leur insertion sociale et professionnelle ?

L’association CODES 93 s’est spécifiquement constituée sur ce sujet et propose des actions d’éducation et de formation à la santé en Seine-Saint-Denis. L’association s’inscrit dans une démarche de promotion de la santé en référence à la Charte d’Ottawa qui définit la promotion de la santé comme un processus conférant aux individus et aux populations les moyens d’assurer un plus grand contrôle sur leur santé et d’améliorer celle-ci.

L’association a notamment développé un programme qui permet de renforcer les compétences psychosociales des jeunes en insertion, qui sont sans emploi, sans formation, sans qualification. Le programme favorise la corrélation positive entre le renforcement des compétences psychosociales et un comportement favorable à la santé.

En effet, les compétences psychosociales telles qu’introduites par l’Organisation Mondiale de la Santé en 1993 sont au nombre de 10 et sont définies comme « la capacité d’une personne à répondre avec efficacité aux exigences et aux épreuves de la vie quotidienne. C’est l’aptitude d’une personne à maintenir un état de bien-être mental, en adoptant un comportement approprié et positif à l’occasion des relations entretenues avec les autres, sa propre culture et son environnement »[4]. Sous formes de différents ateliers, les jeunes renforcent leurs compétences cognitives, émotionnelles et sociales. Ainsi, ces actions permettent aux jeunes de développer leur confiance en soi, de mieux gérer leurs émotions et d’identifier plus aisément leurs besoins et leurs capacités dans le but de favoriser leur insertion professionnelle et sociale.

Ce travail s’articule autour de la logique « savoir, savoir-être, savoir-faire », grâce à différents outils ludiques tels que des jeux, des photographies, des cartes. Par exemple, un des ateliers, qui s’intitule « savoir gérer ses émotions », permet aux jeunes de comprendre la nécessité, les causes et les conséquences de leurs émotions, mais aussi de mieux les appréhender, afin de diminuer celles ressenties négativement et maintenir celles qui sont positives.

Si vous souhaitez suivre les actions proposées par l’association CODES 93, rendez-vous sur leur site internet : http://codes93.org/

[1] Selon une étude menée par le Centre technique d’appui et de formation des centres d’examens de santé (CETAF) en 2011

[2] http://www.milo-sedan.fr/telecharger/doc16.pdf

[3] https://www.cairn.info/revue-cahiers-de-l-action-2014-3-page-9.htm

[4] http://www.cartablecps.org/page-0-0-0.html

 

[1] Selon une étude menée par le Centre technique d’appui et de formation des centres d’examens de santé (CETAF) en 2011

[2] http://www.milo-sedan.fr/telecharger/doc16.pdf

[3] https://www.cairn.info/revue-cahiers-de-l-action-2014-3-page-9.htm

[4] http://www.cartablecps.org/page-0-0-0.html

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