Le passage de la 3e à la seconde marque une étape importante dans la scolarité. Après plusieurs années passées dans un même cadre, les jeunes commencent à emprunter des parcours différents : voie générale et technologique ou voie professionnelle.
Pour certains, cette orientation correspond à un choix construit. Pour d’autres, elle peut être davantage subie ou difficile à comprendre. Car pour pouvoir choisir son avenir, encore faut-il connaître les possibilités qui existent, pouvoir s’y projeter et être accompagné dans ses réflexions.
C’est tout l’enjeu mis en lumière par la 19e Journée du Refus de l’Échec Scolaire (JRES), organisée par l’AFEV le 16 septembre 2026. Cette édition s’est focalisée sur ce moment charnière du parcours scolaire, à partir d’une enquête menée auprès de 926 élèves de seconde.
L’orientation : face au choix, des conditions inégales
L’enquête menée à l’occasion de la JRES montre une réalité contrastée.
La majorité des jeunes interrogés déclarent avoir bien vécu leur arrivée au lycée : 75 % disent avoir bien ou très bien vécu cette transition. Mais derrière ce constat positif, certaines fragilités apparaissent. Près d’un jeune sur deux aurait souhaité davantage d’accompagnement lors de son entrée en seconde et 27 % déclarent avoir déjà pensé à arrêter le lycée.
L’orientation fait surtout apparaître des écarts selon les parcours et les milieux sociaux.
es élèves interrogés estiment avoir choisi leur filière, cette proportion descend à 83 % parmi ceux de la voie professionnelle. Le sentiment d’avoir réellement choisi son orientation varie également selon le milieu social d’origine. Par ailleurs, parmi les jeunes qui souhaiteraient changer de filière, la proportion atteint 27 % chez ceux dont les parents sont non diplômés ou titulaires d’un CAP-BEP, contre 9 % chez les enfants dont les parents sont plus diplômés.
Ces écarts rappellent une chose essentielle : l’orientation ne repose pas uniquement sur les envies ou les résultats scolaires d’un jeune.
L’environnement familial, l’accès à l’information, les représentations des différentes filières, le territoire ou encore les personnes auxquelles un jeune peut se référer peuvent également influencer la manière dont il envisage son avenir.
Encourager l’autonomie plutôt qu’imposer.
Pour la Fondation Nexity, c’est le cœur même de l’égalité des chances.L’égalité des chances ne signifie pas seulement permettre à chacun d’accéder à l’école. Elle suppose aussi que chaque jeune puisse disposer des ressources nécessaires pour construire son parcours, développer ses ambitions et envisager plusieurs possibilités pour son avenir.
Cela passe notamment par la possibilité de découvrir d’autres horizons, de rencontrer des personnes qui peuvent servir de repères et de bénéficier d’un accompagnement lorsque les choix deviennent difficiles.
L’orientation ne devrait pas être choix figé pour la vie. Un parcours se construit par étapes : les envies évoluent, les aspirations changent, et un premier choix peut s’avérer décevant. Avoir le droit de se tromper, de bifurquer ou de rebondir est indispensable pour se construire sereinement.
La 19ème JRES a d’ailleurs mis en avant l’importance de rendre les parcours plus souples et de créer davantage de passerelles entre les différentes voies. L’un des messages forts de cette journée était ainsi de « créer des ponts plutôt que des murs » entre les parcours scolaires.
L’accompagnement, un levier pour ouvrir de nouvelles perspectives
C’est dans cette logique que l’accompagnement prend toute son importance.
Un accompagnement régulier peut permettre à un jeune de prendre confiance, de mieux comprendre son environnement scolaire, de mettre des mots sur ses envies et de se projeter progressivement dans la suite de son parcours.
Le mentorat étudiant proposé par l’AFEV s’inscrit dans cette démarche. En mettant en relation des jeunes avec des étudiants bénévoles, l’association propose un accompagnement qui dépasse les seuls apprentissages scolaires. Il s’agit aussi de créer une relation de confiance, d’encourager l’autonomie et d’aider les jeunes à élargir leurs perspectives.
C’est précisément ce type d’action que la Fondation Nexity souhaite soutenir : des initiatives qui permettent d’agir en amont des situations de décrochage et de contribuer à réduire les inégalités qui peuvent se construire tout au long du parcours scolaire.
Ouvrir le champ des possibles à chaque étape du parcoursLe passage de la 3e à la seconde montre à quel point une orientation peut être un moment déterminant. Mais il rappelle aussi qu’un parcours scolaire n’est jamais totalement écrit à l’avance.
Pour la Fondation Nexity, agir en faveur de l’égalité des chances, c’est aussi créer les conditions pour que les jeunes puissent choisir leur trajectoire, sans que leur origine sociale ou leur environnement ne limite leurs ambitions.
Parce qu’une orientation ne devrait pas fermer des portes. Elle devrait permettre d’en ouvrir de nouvelles.



